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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 08:59
MARATHON DE COPENHAGUE 2017

 

Courir à Vezin, par l'intermédiaire de Nico, a franchi la frontière française pour prendre la direction de Copenhague. Pour son 19ème marathon son choix s'est porté sur celui de la capitale Danoise. Probablement une envie de découvrir cette capitale et ses belles Danoises !

 

 

 

"Après Dublin en 2015, Mallorca l'an dernier, mon marathon "annuel" hors des frontières françaises, s'est déroulé cette année à Copenhague, au Danemark. Arrivé la veille dans la capitale danoise, j'ai galéré un peu pour récupérer mon dossard, à "seulement" 4 bornes du lieu de départ de l'épreuve. Bref, cela fait partie des aléas du direct et permet de se mettre dans le bain de la langue scandinave, heureusement sauvée par les restes de mon anglais scolaire ! Pour un départ à 9H30, j'avais choisi de me lever tôt, c'est à dire vers 6H00, mais... l'énervement ou le stress ont préféré m'attribuer une nuit courte et pas récupératrice, puisqu'entre-coupée de phases bien éveillées. Un p'tit déj sur le pouce dans la chambre d'hôtel et "hop", direction l'aire de départ, à environ 2kms, histoire de s'échauffer un peu avant de prendre place dans le sas de départ, en compagnie d'autres athlètes, notamment quelques tricolores. N'ayant pas de dossard "élite", je réussis à me glisser au plus près de la start-line pour qu'à 9H30 pétantes je franchisse la ligne à seulement 2 secondes des stars. L'ambiance est excellente, la foule des grands jours est réunie tout au long du parcours pour applaudir près de 9000 participants, dont une dizaine d'handisports, partis quelques mètres devant. J'essaie de me freiner car l'allure est un peu élevée même si, il y a encore quelques années je prenais un départ bien plus rapide. Je me sens plutôt bien même si mon tendon gauche me lance un peu à chaque rebond. J'ai beau essayer de l'occulter, il revient sans cesse à la charge. Les kilomètres passent et toujours sous les claps des spectateurs très nombreux dans cette ville du vélo, je maintiens une bonne allure entre 4'45 et 4'55 au kil. 5, 6, 7... j'ai à peu près 2 minutes d'avance sur mes prévisions alors je tente de freiner mais ce n'est pas évident vu l'ambiance et la beauté du décor. La musique est sans cesse présente, des pom-poms girls, des gymnastes, des danseuses de carnaval, des DJ's ou encore des groupes de rock sont répandus sur le circuit pour notre plus grand plaisir. En moins de 49 minutes je boucle le 1er 10 kils, plutôt bien même si je sais que le plus dur reste à venir. La température commence à augmenter sous le soleil qui brille de mille feux. 11, 12, 13, à part la douleur tendineuse qui refuse de me lâcher, tous les voyants semblent au vert. 15, 16, 17... ça se complique dans une portion un peu plus "calme" et excentrée du centre. Le public est moins dense et la montée vers le pont m'a fait mal aux canes. Ma réserve d'Hydrenergy 4 est chaude, la gorge s'assèche très vite et les canes commencent à flancher. Le chrono passe progressivement au-dessus des 5'00 au kil puis 5'15. Je m'accroche malgré tout pour tenter de rester dans la course.18, 19, 21 et je passe le semi en 1H46 ce qui, pour le niveau actuel reste un peu trop élevé mais bon on ne sait jamais, on peut être dans un bon jour ! Mais si le s'mi veut dire la moitié de fait, il veut dire aussi qu'il en reste autant. L'allure ne cesse de régresser depuis 4 bornes et là, la tête commence à gamberger, ce qui ne présage rien de bon. Ma "petite" expérience dans le domaine des épreuves de sport longue distance me le rappelle trop bien. Les "si" commencent à fuser : si je cours à cette vitesse là je vais mettre 3H35, voire 40, mais vu que je commence à tirer sur la corde je vais encore ralentir donc mettre plutôt 3H45, ou même 3H50. Je n'ai pas le choix de maintenir cette allure mais entre le "papier" et la réalité c'est la dernière évoquée qui l'emporte ! Le garmin s'attarde vers 5'30 puis 5'45 au kil et là le mental n'a plus la main. Près de 27 kils de mangés et là, c'est le "drame"... on repart sur la boucle du départ et quand on sait ce qui nous attend ça entame encore le moral sous ce soleil qui tape bien désormais. A chaque ravito je m'arrête pour me saisir de gobelets d'eau de de "HIGH5" et les avaler en marchant vite. L'allure est complètement aléatoire ; la discussion avec ce coureur portugais me fait reprendre un peu de pêche entre 5'05 et 5'15 mais après 800 mètres je le laisse s'envoler pour retomber aux alentours de 6'00 voir 6'15. Je compte, je calcule mais le résultat est sans appel, 3H55 c'est foutu à cette allure, 4H00 ce sera dur. Psychologiquement je me rends compte que je vais encore mettre plus de 4 heures et même si je refuse de l'accepter je n'ai plus assez de niaque pour m'y opposer.32, 33... 36, 37... Je me dis qu'il faudrait au moins ne pas dépasser les 4H10 mais pourrai-je le faire ? Pas sur. La ville a beau être belle, les spectateur enthousiastes même si moins nombreux désormais, je puise dans l'envie de finir pour essayer de conserver mon allure, tristement tragique, allant parfois au-dessus des 7' au kil. Je flanche l'espace de quelques centaines de mètres en marchant avant de reprendre la course pour tenter d'honorer ce dossard qui m'a été offert. 39,40, le ballon des 4H00 me double et un gros doute s'installe puisque mon chrono est à 3h55. Soit le gars s'est planté dans son allure, soit mon garmin a buggué, parce que faire 2 kilomètres en 5' pour franchir la ligne dans les délais c'est comme qui dirait IMPOSSIBLE ! J'en parle au meneur d'allure en anglais mais à part me taper dans le dos pour m'encourager, il reste muet sur sa réponse. On va dire qu'il ne comprenait que le danois, lol. Je m'accroche au groupe environ cinq cent mètres avant de décrocher pour reprendre mon allure ralentie. 41ème, on est sur le pont du départ avec en vue sur la droite la finish-line. Je saisis un drapeau rouge et blanc, bel emblème du pays tendu par un spectatrice et décide de finir comme j'ai commencé, à une allure soutenue.Tant pis pour les jambes et les tendons, après ils auront le temps de se reposer. Je profite de la descente du pont pour accélérer encore en allongeant la foulée. Je commence à doubler quelques athlètes, supporter par les applaudissements d'une public redevenu dense et motivé. Je grappille encore une place, puis 2, 10, et au moins une vingtaine avant d'inciter le public à donner de la voix. Mon allure est passée de 7'00 au kil à 3'55 au moment de franchir la ligne, comme quoi le corps fait bien ce qu'on lui demande, par moments !"   Nico

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Published by Courir à Vezin - dans MARATHON
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